Fabriquer un Fifre....
04/05/2010 10:10 par loupoulidelafabo
Bonjour,
Alors le Fifre est un instrument que l'on peut fabriquer soi-même si l'on est un peu bricoleur.
C'est amusant de fabriquer un Fifre peu onéreux, avec ses enfants, afin de pouvoir, tous , s'entrainer a jouer, et éventuellement d'accompagner les musiciens lors de nos fêtes locales.
reportez vous sur cette adresse mail, vous trouverez toute la fabrication en image, établie par un passionné.
http://pagesperso-orange.fr/el.greule/fabrication_d27un_fifre.pdf
Pour de plus amples renseignements contactez nous.
Nous transmettrons ensuite les morceaux a jouer.
A bientôt
Lou Pouli
Le fifre en Bas-Languedoc, une tradition.....
Le Bas-Languedoc est constitué par la frange côtière de 40 Km de large environ qui s’étend de Nîmes à Narbonne, dans un paysage essentiellement de plaines. La dominante musicale de cette région est marquée par la présence du hautbois, du fifre et du tambour. Par fifre, nous entendons une petite flûte traversière généralement dépourvue de clefs. En Bas-Languedoc, le fifre possède 7 trous dont un pour le pouce. Il est généralement en buis, quelquefois en roseau, mais le fifre en ébène est aussi très répandu. L’ accordage dominant est en Ré, souvent un peu haut par rapport au diapason actuel, ce qui lui vaut l’appellation "Ré de Pézénas". En languedocien, on dit "lo pifre" tandis que le musicien est appelé "pifraire". On peut dire que nous sommes en présence ici de musiciens "routiniers" -qui ont appris de routine- jouant "d’oreille". Dernier détail qu’il faut avoir présent à l’esprit : il s’agit d’un instrument de rue à qui celle-ci sert de résonateur. Nous voudrions nous interroger ici sur l’évolution actuelle du répertoire et de la place du fifre en Bas-Languedoc.
APERÇU HISTORIQUE SUR LA TRADITION DU FIFRE EN
BAS-LANGUEDOC
Les témoignages oraux recueillis en Bas-Languedoc concernent surtout, dans l’état actuel de nos connaissances, une dizaine de petits villages groupés au nord de Pézénas : Péret, Fontès, Nefiès, Roujan, Nizas, Adissan, Cazouls et Usclas d’Hérault ainsi que Gignac. A ceux-ci, on ajoutera Béziers et Vendres. Au début du siècle, on y dansait principalement pendant la période de carnaval (du jour des Rois à Mardi-Gras) de même que pour la fête locale. A cette dernière occasion, la jeunesse louait un orchestre de cuivres et c’est donc lors du carnaval qu’on avait recours aux services du couple fifre/tambour. Ces deux musiciens assuraient le bal tous les dimanches dans une remise ou un café. Cependant, ils jouaient aussi pour les jeux et danses de rues : les soufflets, la sortie des animaux-jupons..
L’usage du fifre s’est en général perdu durant l’entre-deux-guerres où il fut remplacé par le piano mécanique ou les jazz-bands. Toutefois, jusque dans les années cinquante, certains musiciens se produisaient encore au moment d’une cavalcade. De ces musiciens eux-mêmes, nous ne savons que peu de choses, si ce n’est qu’ils employaient des fifres de fabrication industrielle en mi bémol (type Couesnon). Au début du siècle, un fifre avec un ou plusieurs tambours accompagnaient la déambulation et les jeux des animaux totémiques dans trois villes languedociennes : l’Ase, à Gignac ; lo camel à Béziers et lo polin, à Pézénas.
C’est par ailleurs pour cette seule ville de Pézénas que nous possédons des témoignages écrits sur la présence du fifre dans des cérémonies officielles ou des fêtes populaires depuis la fin du XVIIIe siècle, et tout au long du XIXe. Les autres mentions du fifre dans les documents écrits sont trop peu nombreuses et trop dispersées géographiquement pour nous permettre de suivre l’évolution ancienne de son jeu et de sa place dans la musique de cette région. Signalons tout de même qu’au XVIIe,
De Laurés présente le fifre comme un instrument d’une grande popularité à Gignac, surtout dans l’accompagnement de la danse du "branle gay". On peut affirmer que le vecteur de la tradition du fifre en Bas-Languedoc n’est autre que le carnaval de Pézénas particulièrement vivace, sincère et prisé dans tous les alentours.
En dépit des guerre et des modes, du progrès technique et de l’attrait de la télévision, il subsiste, constituant un fil d’Ariane pour la tradition du fifre. Les musiciens, au nombre d’une dizaine en comptant les tambours et la grosse caisse, suivent le poulain. L’air de cet animal-jupon constitue pratiquement à lui seul le répertoire de fifre du carnaval ; il comprend un "branle" de tambour, un appel de fifre, l’air à proprement parler en sept parties puis un rigaudon pour terminer. La transmission ou l’apprentissage s’effectue par voie orale, tant au niveau des mélodies que des percussions. A l’heure actuelle, le fifre rayonne autour de Pézénas : à Castelnau de Cuers, Valros, Cournonterral et Montpellier où il est très implanté.
MÉCANISMES DE FORMATION DU RÉPERTOIRE ACTUEL
Le répertoire de fifre actuel nous parait considérable. ll suffit pour s’en persuader de feuilleter le "Manuel Moderne de Fifre Traditionnel", qui comprend 150 airs et ne donne qu’un aspect de la globalité. Sa constitution s’appuie sur 4 mécanismes.
Jean-Michel LHUBAC
LA LEGENDE DU POULAIN DE PEZENAS
La légende qui entoure le Poulain raconte que le souverain Louis VIII se trouva privé de sa jument favorite, tombée malade. L’animal aurait été sauvé par deux consuls de Pézenas et aurait même donné naissance à un poulain que la cité immortalisa. En remerciement, le roi aurait offert à la cité un poulain de bois. Le peuple pourrait ainsi l’exhiber dans toutes les fêtes comme le symbole de l’amitié scellée avec le nouveau pouvoir qui s’installait en Languedoc. Estienon et Estieneta : La légende locale veut que leur présence rappelle la visite du roi Louis XIII en 1622 et de sa suite, ayant à traverser la rivière Peyne. Non loin de là, il vit une paysanne, jupes retroussées, qui s’apprêtait ainsi à gagner l’autre rive. Il lui offrit galamment l’aide de sa monture et entrèrent tous deux, gaiement, dans la ville aux yeux du peuple amusé. Pour fixer ce souvenir, Estienon et Estieneta furent juchés sur l’antique Poulain.
L’histoire
: L’histoire du Poulain apparaît dans les archives locales à partir du XVIième siècle. A cette heure, la recherche historique retrouve la trace du poulain sur des monnaies gauloises du Ier s ap. J.-C. Comme les autres animaux totémiques, on le retrouvera jusqu’à nos jours, venant animer, de par leur sorties, les fêtes majeures des villages. Depuis peu et à l’initiative de Pierre Ducastelle, Président de la Commission royale de folklore belge pour la Wallonie et de la Maison des Géants d’Ath, de Mr Gérard Torpier Président de la Maison des Géants du Nord, de Mr Claude Achard professeur et historien Piscenois, de Mr Alain Vogel-Singer Maire de Pézenas, de la municipalité ainsi que de son service culturel, le Poulain de Pézenas a été classé au patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO et ce à compter du 25 Novembre 2005. Avec lui les Géants de Belgique, les Géants du Nord de la France et la Tarasque de Tarascon.
L’animal :
le poulain de pezenas Sous cet énorme animal devenu d’aluminium se cachent neuf hommes précédés d’un meneur qui guide la bête à travers les artères de la cité suivant « le pas de Sissot ». Il ouvre ainsi le carnaval de la ville et autres sorties au son des fifres, tambours et hautbois. Sa tête et son cou sont articulés et télescopiques afin qu’il puisse réclamer des aumônes pour les pauvres. De la robe à fleurs de lys, le poulain passa aux abeilles impériales, puis à la cocarde tricolore. Sur sa housse bleue, parsemée de fleurs de lys d’or et marquée des armes de la ville sont assis deux mannequins emblématiques : « Estienon » et « Estieneta ». Blanche, élégante, la chèvre mesure environ 2,5m de long sur 2m de haut et 1m de large ; elle n’a besoin que de deux porteurs pour la faire évoluer.
LO CHIVALET DE FLORENSAC
L'histoire veut que le Roi Charles IX qui visitait le Languedoc avec sa mère la reine de Catherine de Médicis, vint souper, coucher à florensac. En remerciements ils offrirent sa monture à ses hôtes. Dés lors afin d'immortaliser cet heureux évènement, les notables de Florensac firent construire un animal en bois pour participer aux fêtes du village. il est devenu le symbole de la ville. Sa structure est faite d'acier et de grillage et il est recouvert de fleurs en papier blanches et rouges. Comme son cousin le Poulain de Pézenas, il a deux poupées, un homme et une femme, qui le chevauchent.Depuis quelques années, la ville de Florensac possède deux chivalets : un grand celui des hommes et un petit celui des filles. Pour faire bouger le grand, il faut huit hommes et pour le petit il faut six filles. Le but est de porter chaque chivalet en suivant un pas précis donné par plusieurs tambours. Le défilé se déroule d'une façon très précise. Chaque chivalet avance en suivant un meneur qui lui donne des ordres pour bouger. Comme l'histoire nous le dit, lo Chivalet est un animal fou, donc il danse, se cabre en arrière, puis en avant pour finalement tourner dans tous les sens. Sa structure est très lourde et elle rend son maniement compliqué et assez fatiguant. Il faut beaucoup d'entrainements pour arriver à faire un joli défilé car il faut que tout le monde soit bien accordé, autant ceux qui sont dessous que le meneur avec lo Chivalet. Les chivalets sont placés au début du défilé pour le Carnaval, ils sont mis à l'honneur par les gens de la ville et c'est un moment très important et attendu par tous.
L'âne de Bessan
Le corps de l'animal est figuré par une longe carcasse recouverte de fleurs de papier multicolores que l'on renouvelle chaque année et d'une bande dorée. Il porte sur son flanc l'emblème de Bessan, une courge (une "tuque") comme on en utilisait autrefois pour transporter le poisson. Un calicot cache partiellement les porteurs et indique le lieu d'origine. Durant le défilé, les porteurs se livrent de temps à autre à un exercice acrobatique : ils dressent l'animal à la verticale, tête en bas et queue en l'air, malgré la longueur importante du corps de la bête. L'âne est probablement d'origine ancienne mais aucune légende ne s'y rattache et les textes du siècle dernier sont plutôt muets à ce sujet. Est-il une imitation de celui de Gignac ? Les deux localités ne paraissent pas avoir de points communs. Certains disent qu'il est le descendant de l'âne que l'on primait chaque année à la Foire aux ânes à l'époque médiévale ; mais on a gardé peu de souvenirs de ces manifestations commerciales et les avis sont contradictoires au sein même du village (...). La grande sortie de l'âne a lieu au mois d'août (Saint Laurent). Comme le chameau de Béziers et l'Âne de Gignac, il se rend à l'église. Quoique exceptionnellement, il lui arrive de participer à d'autres fêtes.
Le chameau de Béziers
Un vieil égyptien nommé Aphrodise qui reçut chez lui Joseph, Marie et Jésus enfant, alors qu'ils fuyaient la colère d'Hérode, se mit en quête d'accomplir une mission évangélisatrice. Il se déplaçait avec peine. Il amena avec lui son animal favori, un chameau, qui devait lui permettre d'arriver jusqu'à Béziers, où il devint l'apôtre et le martyr de cette ville. Après la mort d'Aphrodise, un pieu seigneur pris soin de son chameau. Par la suite, le peuple construisit une machine qui le représentait et qui, conduite par son "papari", était escortée chaque année en un triomphal cortège jusqu'à l'église de son saint Patron. Le poulain de Pézenas En 1226, pendant la guerre des Albigeois, le roi Louis VIII vint en visite à Pézenas. Il possédait une jument fort belle et qu'il chérissait particulièrement. Seulement, il advint que cette jument favorite contacta une étrange maladie durant les fêtes offertes à l'occasion du séjour du souverain et à son départ, le roi dut se résoudre à regret à se séparer de sa monture préférée qu'il laissa dans les écuries du Château, en recommandant aux magistrats de la ville d'en prendre le plus grand soin. A son retour, le monarque retrouva avec joie sa jument, non seulement guérie, mais également un poulain qu'elle avait mi-bas. Celui-ci fut présenté la tête ornée de feuillages et de rubans. Charmé, Louis VIII désira, pour perpétuer la mémoire de cet évènement, que la ville construise un poulain en bois et que celui-ci soit admis dans toutes les fêtes publiques.
L'âne de Gignac
Vers le milieu du VIIIème siècle, à l'époque des invasions sarrasines, la ville de Gignac faillit être envahie par les guerriers maures. Alors que ceux-ci s'apprêtaient à donner l'assaut, les habitants furent tirés de leur sommeil par les cris discordants d'un âne qui se mit à braire avec une puissance dont on ne l'aurait pas cru capable. La résistance fut aussitôt organisée du haut des remparts et la ville fut sauvée. Afin de témoigner leur gratitude à un si précieux auxiliaire, les Gignacois fêtent l'évènement chaque année, pour l'ascension, en promenant dans les rues de la ville, au son d'instruments de musique, une "machine enrubannée" symbolisant l'animal.
La chèvre de Montagnac
Aux alentour de l'an 1200, les habitants de Montagnac sont plongés dans la plus profonde tristesse. Anne, la dame de "Counce" (le Consul) est atteinte d'un mal mystérieux dont les médecins et guérisseurs se reconnaissent impuissants à maîtriser les effets pernicieux. Or, un "beau" jour, sur la place du marché, se présente un homme vêtu pauvrement, qu'accompagne une chèvre blanche. A grand renfort d'entrechats, Jacou, (c'est le nom du piteux baladin), proclame à qui veut l'entendre qu'il est en possession d'un secret, véritable remède propre à restituer la santé et à engendrer la joie. Aux villageois accourus en foule, il explique que le lait de sa chèvre est porteur de vertus magiques, à charge de nourrir l'animal caprin de raisins et de pampres de la vigne. On devine la suite. Après qu'elle eut goûté le lait de la chèvre, la belle Anne retrouva la santé et rendit heureux son époux, au milieu de l'allégresse générale.
Le boeuf de Mèze
En l'an 59 de notre ère, une famille pauvre vint s'établir sur les bords de l'Etang de Thau. Elle possédait un boeuf pour la culture de ses terres, lequel s'avéra le plus beau et le plus fort des bovins de la contrée, il était admiré de tous. Une fois l'animal disparu, on conserva sa peau comme une relique, laquelle fut étendue sur un mannequin de bois et soigneusement conservé. Cependant la peau s'abîma. On construisit alors un énorme boeuf fait de bois et de toile sous lequel se glissent ceux qui sont chargés d'animer cette carcasse puissamment charpentée.
Le Hérisson de Roujan
La tradition et la légende rapportent que, lancée à la poursuite de la Tarasque qui semait la terreur dans la Basse Vallée du Rhône, Sainte Marthe, Patronne de la paroisse dépêcha à l'encontre de l'animal sanguinaire, une armée de hérissons dont la mission consistait à défendre la cité contre toute agression extérieure. Mais le monstre ne fut pas au rendez-vous. De ce fait, l'armée des vaillants insectivores fut autorisée à prendre ses quartiers d'hiver. Pourtant un hérisson demeura dans sa place. Il y fut nourri, choyé, adopté jusqu'à sa mort. Et les Roujanais le fêtent de nos jours sous l'aspect d'un appareil aux imposantes proportions qui émet par l'avant un strident bruit de crécelle.
Le Loup de Loupian
A l'époque insondable de la préhistoire, des bandes de loups affamés, descendus de la montagne en empruntant la Vallée de l'Hérault se rassemblèrent aux environs de l'agglomération devenue aujourd'hui Loupian. De là veut la figuration du Loup dont on a pensé qu'elle pourrait bien n'être qu'un artifice de chasseur, destiné à s'assurer les bonnes grâces du sort, à moins que ce ne soit que pour le conjuguer. Une autre explication découle étymologiquement du nom romain de Lupianus, qui a engendré Loupian et dans lequel on retrouve tout naturellement la racine "Lupus" le Loup.
Le cochon noir de Saint André de Sangonis
Les notables de Saint André de Sangonis réunis en assemblée plénière ne parvinrent point à se mettre d'accord lorsque fut venu le moment de choisir le Consul de la Cité. Le plus ancien des villageois, Maître Boulidou, qui avait plus d'un tour dans son sac, proposa un moyen infaillible d'en élire un pour le choix duquel ils n'auraient qu'à se féliciter. Il les fit s'aligner au bas de la grande place et leur assura que le Consul serait celui qui, le premier, cueillerait au vol une pomme qu'il s'apprêtait à lancer. Or, la pomme, propulsée de main de maître vint choir près d'un cochon noir qui passait par là et qui n'en fit qu'une bouchée. Que croyez-vous qu'il advint ? Ce fut le cochon qui fut nommé Consul
! Le Bélier de Saint Jean de Fos
Le bélier de Saint Jean de Fos, appelé Picart, était encore un animal folklorique de l'Hérault. Il a été publié au XIX ème siècle, puis repris après la guerre de 1870 et continué vers 1930. Il sortait le dimanche de la Pentecôte, accompagné d'un joueur de hautbois et d'un tambourinaire. Ce folklore est maintenant abandonné. Le Bélier de Saint Jean de Fos Le bélier de Saint Jean de Fos, appelé Picart, était encore un animal folklorique de l'Hérault. Il a été publié au XIX ème siècle, puis repris après la guerre de 1870 et continué vers 1930. Il sortait le dimanche de la Pentecôte, accompagné d'un joueur de hautbois et d'un tambourinaire. Ce folklore est maintenant abandonné.
La bouteille torsadée de Frontignan
La légende rapporte qu'Hercule ayant bu du Muscat de Frontignan, trouva ce vin si à son goût qu'il voulut extraire la dernière goutte de la bouteille. Pour ce faire, il tordit celle-ci dans ses puissantes mains.
La légende des pierres blanches à Sète
Si l'on en croit la légende, Neptune, le Dieu de la mer, avait une femme nommée Céto. Ce nom est aussi le nom occitan de la villa et ceux qui habitent sur cette colline "Lou Cétoris", les Cétoriens, sont devenus jadis les Cettois. Il y a bien de siècles et bien des ans, Céto, une des filles de Neptune, montée sur une barque tirée par des dauphins, accostait dans l'anse du port de la Nau. Là, sur le sable de la grève, s'ouvrait l'entrée d'une grotte dont la fraîcheur permettait de subir sans désagréments les lourdes chaleurs de l'été. Par des cheminements souterrains, cette grotte fabuleuse communiquait avec d'autres ouvertures dont l'une se trouve aujourd'hui encore à l'entrée du jardin du château d'Eau. Cette dernière est gardée par le Dieu Neptune armé de son trident ; aussi aucun Sétois n'oserait en violer l'entrée, de peur de s'attirer la colère du Dieu de la Mer. Dans les temps très anciens, de cette grotte pleine de mystères sortaient Céto et ses trois filles : "Les Gorgones". La promenade de Céto et de ses filles, n'était pas sans intriguer les jeunes Cétoriens fascinés par la beauté de ces jeunes nymphes dont les voiles transparents plaqués sur leurs corps juvéniles par le souffle du Mistral dévoilaient leur irrésistible beauté. Ces groupes de jeunes hommes aimaient suivre dans leurs évolutions la déesse et ses filles dansant dans la clairière, tandis que le Dieu Pan jouait de la flûte. Les filles de Céto trop souvent importunées par la présence de leurs soupirants, ne supportèrent plus un jour d'être suivies dans leurs promenades nocturnes, et décidèrent de se venger, non sans avoir donné maints avertissements à leurs jeunes admirateurs. Par une nuit de pleine lune, une des trois soeurs nommée Méduse, irritée d'être sans arrêt l'objet de l'admiration des habitants de l'île, se retourna brusquement au milieu de la clairière, et aussitôt de nombreux soupirants furent "médusés" et transformés en pierres, qui, sous la clarté argentée de la lune, prirent aussitôt la couleur des embruns qui surmontent les vagues de l'Etang de Thau, les jours de Mistral. Depuis lors, les corps transformés en pierre de ces premiers Sètois, un peu trop curieux et un peu trop admiratifs des filles de la Nymphe Céto, continuent à blanchir au soleil sur cette partie de la colline que les habitants de la ville de Sète appellent désormais : "Les Pierres Blanches".
Les Pailhasses de Cournonterral
Au XIV ème siècle, le bois avait à peu près la même valeur que le pétrole aujourd'hui. Sans bois, pas de chauffage, pas de repas chauds, pas de lessive, .... Et quand deux villages voisins : Cournonterral et Aumelas en l'occurrence se disputent la même forêt, celle des Yeuses, les rapports ont vite fait de dégénérer. Le seigneur de Cournonterral - Pailhas régla l'affaire en faveur de ses protégés par la ruse suivante : Les Cournonterralais se déguisèrent avec de grands sacs de toile qu'ils bourrèrent de paille afin de les gonfler et de paraître énormes et il s'affublèrent de masques et de chapeaux. En cette époque de superstition, il n'en fallut pas plus pour effrayer les gens d'Aumelas qui pensaient que de mauvais génies hantaient la forêt et ils n'osèrent plus y pénétrer. Pour célébrer cette victoire, le seigneur Pailhas fit distribuer des tonneaux de vin dans tout le village pour festoyer et foire à volonté. Chaque année Cournonterral renouvelle, le Mercredi des Cendres, ce haut fait d'armes : des jeunes gens revêtus de leur sac de toile bourré de paille portant gibus orné de bois et de plumes de corbeau, armés de serpillières imbibées de lie de vin, poursuivent dans les rues du village et aspergent des figurants d'Aumelas tout de blanc vêtus. Le soir, après le bal sur la place, on brûle des feux de joie, le blanc comme le pailhasse .
Les monts St Loup, Saint Guiral et Saint Clair
Au Moyen Age vivaient à Saint Martin de Londres trois hommes riches, amoureux d'une même femme : LOUP, GUIRAL et CLAIR. Ayant avoué leur passion à la dame et cette dernière leur ayant répondu qu'elle épouserait le plus glorieux, tous les trois partirent à la guerre. Quelques années plus tard, tous les trois revinrent couverts de gloire, mais inutilement, car la dame était morte pendant leur absence. Fous de chagrin, ils décidèrent d'un commun accord, de vivre en ermites. Ils montèrent chacun sur l'un des trois monts formant un triangle autour du village. Chaque année pour Noël, ils allumaient un grand feu que l'on voyait de la plaine et qui signalaient leur présence. Un Noël, il n'en eut plus que deux brasiers, puis un seul, puis aucun. Les trois ermites étaient morts. En hommage à leur courage, on appela les monts par leurs noms. Celui sur lequel vivait Guiral s'est appelé Saint Guiral, il est situé près du Mont Aigoual. Celui sur lequel vivait Loup est devenu le mont Saint Loup, il se trouve à côté de la ville d'Agde. Celui sur lequel vivait Clair, est devenu le Mont Saint Clair. C'est au pied de ce pic qu'est bâtie la ville de Sète.
La légende du Malpas
Le Malpas, premier tunnel au monde emprunté par un canal à sa légende : Un ermite aurait élu domicile dans la voûte et quand il avait faim, descendait un panier au bout d'une corde pour que les bâteliers lui offrent des victuailles. Les bateliers ont leur version : Il s invitaient les jeunes mousses à préparer un panier pour le repas de l'ermite. Au passage du tunnel, le jeune batelier appelait l'ermite : "Argus" !... Argus !". L'appel restait sans réponse. Il a dû s'absenter, disait l'équipage, "Tu n'as qu'à nous laisser ton panier". La petite farce aboutissait à améliorer l'ordinaire. Elle ne s'est perdue dit-on, qu'avec la motorisation de la flotte.
Les Pattes Rouges de Sérignan
Il y a fort longtemps, au début du siècle probablement, les Sérignanais étaient gratifiés par les joyeux drilles des villages voisins d'un surnom pour le moins coquin : "Les Pattes Rouges". D'où leur venait ce sobriquet qui évoque irrésistiblement un échassier haut perché ? En voici la version supposée : Les vignerons sérignanais qui ne voulaient pas boire de la piquette avaient planté dans les salants, un cépage très précoce, donnant un grain très petit et très rouge, "Le Petit Bouchet". Dans les caves de ce temps là, pas de moteur, pas de foule, pas d'égrappoir. Les vendangeurs apportaient les comportes et vidaient le raisin dans un bac immense appelé : Trel. Les pantalons roulés jusqu'aux genoux, ils foulaient allègrement les grappes, dont le jus de la treille s'écoulait écarlate. Déambulant dans les rues de Sérignan les jambes pourpres, "Pattes rouges" devint leur surnom et aujourd'hui encore, avec plus de dérision que d'égards, les Sérignanais portent ce sobriquet.
LA LEGENDE DU PONT DU DIABLE
Elle peut se résumer ainsi : Guilhaume, le futur saint, souffrait de voir les pèlerins faire la traversée hasardeuse des gorges. Il décida de construire un pont, mais le Diable dans sa lutte éternelle contre Dieu et ses fidèles, notamment les pèlerins, renversait la nuit ce que Guilhaume construisait le jour à grand peine. Guilhaume donc, fini par se lasser. Il appelle le démon, fait un pacte avec lui aux termes duquel le Diable laisserait Guilhaume terminer le pont et en contre partie, le premier passager qui emprunterait le pont construit deviendrait la propriété du Diable. Mais Guilhaume, plus rusé que Satan, fit connaître le marché à tous ses amis des environs pour préserver leur existence et empêcher le Démon de s'en saisir quand ils passeraient sur le pont. Le pont terminé, il lâcha dessus un chat, qui fut donc la première âme à emprunter et dont le Diable dut se contenter... .
C'est en 2004, que Monsieur HUBERT Dominique à crée l'association " LOU POULI DE LA FABO ".
Dominique, Viassois, passionné de musique, de culture, et de traditions, à redonné aux Viassois leur animal totémique légendaire, tombé quelque peu dans l'oubli.
Pendant 6 années, il a œuvré pour la communauté, à faire revivre cette tradition folklorique Viassoise , avec musiciens et danseurs, pour le bonheur de tous.
Cette année, Dominique à décidé de passer le flambeau à des gens passionnés comme lui, qui vont perpétrer cette tradition Viassoise.
La nouvelle équipe du "POULI DE LA FABO" remercie Dominique pour cette initiative. Dominique est nommé Membre d'Honneur du "POULI DE LA FABO" par la nouvelle équipe. Bonne continuation Dominique, et à bientôt de se voir dans nos fêtes locales........
Signé
Patrick, Serge, et toute la nouvelle équipe, sans oublier Didier avec son gros......Camion...
SE CANTA OU SE CANTO
Chanson populaire en occitan, originaire des Pyrénées, et qui nous vient tout droit du Moyen age.
Une légende affirme qu’elle aurait été composée par Gaston III, comte de Foix et vicomte du Béarn en l’honneur de son épouse. Pour se faire pardonner ses nombreuses infidélités, ce grand séducteur connu sous le nom de Gaston Phoebus, aurait écrit ce chant alors que sa femme Agnès de Navarre s’était retirée de l’autre côté des Pyrénées.
Quoi qu’il en soit, elle est aujourd’hui considérée comme l’hymne de tous les occitans.
Elle a été chantée le 3 juin 2003, par le député béarnais Jean Lassalle dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour protester contre l'abandon de sa région par les pouvoirs publics.
Lors des Jeux Olympiques 2006 à Turin, une version provençale fut chantée pendant la cérémonie d'ouverture, car de nombreuses épreuves se déroulaient dans les Vallées Occitanes italiennes.
Le 2 décembre 2006 à Serres-Castet, François Bayrou, lors de sa déclaration à la candidature pour les élections présidentielles, avait conclu son discours avec le Se Canta.
Sur un blog récent, Thibault Plantevin affirme qu’un chercheur allemand de Tübingen aurait récemment découvert une version en souabe antérieure au XVème siècle, ce qui démontre que ce chant avait beaucoup voyagé dés cette époque. Le chant porte différents noms, selon les régions qui l’ont repris.
2010 - Foire Languedocienne de Loupian
envoyé par M_Sabatery. - Futurs lauréats du Sundance. PAR MICHEL SABATERY